Pour conclure, si on peut vraiment conclure, je dirais que l'Hôpital Psychiatrique est une question de ressentis, d'impressions fausses ou vraies. Ces impressions qu'elles soient réelles ou imaginaires, délirantes ou bien fondées sont vécues.
Le cerveau a imprimé quelque chose que tout le monde ne possèdera pas. Et peut-être que tel un muscle, on s'évertue à trouver, à chercher, mais que nous devenons plus fort chaque jour. C'est très important.
La schizophrénie est la maladie la plus courante à l'hôpital; plus de 0,7% de la population (homme ou femme) est touchée. Cette maladie est si violente quand elle se déclenche que rien ne peut l'arrêter. Mais, on peut en guérir et on peut réellement s'en sortir si on le veut vraiment.
La question du vécu dans cette maladie est très importante : ce que nous ressentons passe avant tout. Ce que nous vivons au quotidien compte, nous ne sommes pas seul pour affronter tout ça.
J'aurais voulu citer jusqu'à plus soif les solutions de la maladie que j'ai trouvé, mais ce n'est qu'un point de vue comme un autre, vous l'aurez compris.
Comme je l'ai dis au tout premier chapitre, LA solution radicale n'existe pas : il faut trouver sa réponse à soi. Il faut surtout arrêter de penser que son avis et son ressenti ne compte pas.
La maladie est contraignante dans la vie de tous les jours, on voudrait vraiment être comme les autres, ceux à qui il n'arrive rien. Mais, qu'est ce qui est vraiment normal ? Où est la véritable norme de l'être humain ?
Je ne dis pas que je suis contente d'être tombée malade, bien sûr que non. Je dis juste que tout ça peut bien se passer et qu'il y a toujours eu de l'espoir, même quand on ne l'entend plus.
Les problèmes de toutes ces maladies psychiques sont nombreux, importants, insurmontables même parfois mais il y a un point positif de taille, on peut s'en sortir.
Pour finir, mon expérience à moi a duré 5-6 ans pour me remettre à vivre normalement et je me sens plus forte qu'avant la maladie. Ma mémoire est excellente et j'ai enfin des projets pour la suite de mon parcours. Je me sens stable et je suis toujours de bonne humeur.
J'espère que je vous aurais aidé à mieux comprendre ce qui nous arrive et que vous vous serrez posés des questions un peu plus profondes peut-être...
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mardi 16 juin 2020
mardi 20 mars 2018
La maladie : une solution (Chapitre 19)
C'est quand on est malade qu'on se rend compte du temps qui passe. Soit il est trop long, soit il est trop court mais on sent qu'il passe.
A l'hôpital par exemple, le temps n'en finit pas de se trainer, il faut vraiment savoir s'occuper. Mais surtout, c'est par la réflexion sur soi que le temps devient plus long ou plus court : comme si le temps se dilatait à son aise ou au contraire passait plus vite quand on pensait à soi.
Et bien sûr, quand on se sent bien, on ne voit pas passer le temps et quand on va mal le temps passe lentement et on s'ennuie.
Le rythme de vie d'une personne dite normale est-il plus soutenu que celui d'un malade psychiatrique ? C'est ce qu'on dit.
Moi je pense qu'une personne malade utilise son temps plus densément qu'une personne normale.
Nous avons tellement de choses à faire parfois, et en plus, nous nous devons d'évoluer d'une certaine manière. Le cerveau turbine et le temps passe beaucoup trop vite. Nous nous devons de passer outre la maladie.
Le temps est un sacré outil pour tout un tas de choses. Parfois il fait guérir un chagrin, parfois il est trop court, parfois même on dit que le temps s'arrête.
Je pense que le temps n'a pas grande importance quand on comprend et qu'on est qui on est. Nous sommes devenus avec le temps assez patients pour prendre du recul sur beaucoup de choses et ça peut-être, est-ce bien pour guérir vraiment.
A l'hôpital par exemple, le temps n'en finit pas de se trainer, il faut vraiment savoir s'occuper. Mais surtout, c'est par la réflexion sur soi que le temps devient plus long ou plus court : comme si le temps se dilatait à son aise ou au contraire passait plus vite quand on pensait à soi.
Et bien sûr, quand on se sent bien, on ne voit pas passer le temps et quand on va mal le temps passe lentement et on s'ennuie.
Le rythme de vie d'une personne dite normale est-il plus soutenu que celui d'un malade psychiatrique ? C'est ce qu'on dit.
Moi je pense qu'une personne malade utilise son temps plus densément qu'une personne normale.
Nous avons tellement de choses à faire parfois, et en plus, nous nous devons d'évoluer d'une certaine manière. Le cerveau turbine et le temps passe beaucoup trop vite. Nous nous devons de passer outre la maladie.
Le temps est un sacré outil pour tout un tas de choses. Parfois il fait guérir un chagrin, parfois il est trop court, parfois même on dit que le temps s'arrête.
Je pense que le temps n'a pas grande importance quand on comprend et qu'on est qui on est. Nous sommes devenus avec le temps assez patients pour prendre du recul sur beaucoup de choses et ça peut-être, est-ce bien pour guérir vraiment.
mardi 6 mars 2018
la maladie : une solution (Chaptire 18)
Les médicaments.
Que dire sur les médicaments ? Peut-on dire qu'ils sont vitaux ou au contraire totalement néfastes ?
Sommes-nous ce qu'on appelle surmédicalisés ? Ou au contraire que les médicaments ne sont pas efficaces ?
Des fois, le temps de trouver le bon traitement est indéfinissable. Est-ce pour certains une forme de drogue légale ?
Je pense que prendre des médicaments psychiatriques quel qu'ils soient sont une charge lourde à porter. Que prendre des médicaments coûte cher d'une certaine manière.
C'est quelque chose que d'emblée nous ne voulons pas. Quand on arrive en hôpital psychiatrique on se dit souvent : " Pourvu que je n'ai pas de médicaments... "
C'est indéfinissable, le traitement parfois très lourd, doit être mis en place : des fois tu baves beaucoup, tu as des impatiences, des pertes de mémoire, de vocabulaire etc.
Le médicament en lui-même n'est pas considéré dangereux, au contraire, c'est un moyen de s'en sortir mais sa mise en place, c'est une autre histoire.
Je souffre beaucoup de mon traitement, j'ai une prise de sang tout les mois et en plus d'être dure à piquer je déteste ça. Dans mon cas, c'est un mal pour un bien car le traitement que je prends contient parfaitement ma schizophrénie. Je n'ai plus de problèmes gênants concernant ma maladie. On peut dire que je suis plus libre grâce au traitement même si le mien est assez contraignant.
Il y a beaucoup à dire.
Un traitement psychiatrique n'est en effet pas anodin et peu importe qu'il soit bon ou mauvais en général il est gênant.
Maintenant, il faut savoir ce que nous voulons vraiment et s'en donner les moyens car un traitement même très contraignant peut peut-être sauver ta vie.
Que dire sur les médicaments ? Peut-on dire qu'ils sont vitaux ou au contraire totalement néfastes ?
Sommes-nous ce qu'on appelle surmédicalisés ? Ou au contraire que les médicaments ne sont pas efficaces ?
Des fois, le temps de trouver le bon traitement est indéfinissable. Est-ce pour certains une forme de drogue légale ?
Je pense que prendre des médicaments psychiatriques quel qu'ils soient sont une charge lourde à porter. Que prendre des médicaments coûte cher d'une certaine manière.
C'est quelque chose que d'emblée nous ne voulons pas. Quand on arrive en hôpital psychiatrique on se dit souvent : " Pourvu que je n'ai pas de médicaments... "
C'est indéfinissable, le traitement parfois très lourd, doit être mis en place : des fois tu baves beaucoup, tu as des impatiences, des pertes de mémoire, de vocabulaire etc.
Le médicament en lui-même n'est pas considéré dangereux, au contraire, c'est un moyen de s'en sortir mais sa mise en place, c'est une autre histoire.
Je souffre beaucoup de mon traitement, j'ai une prise de sang tout les mois et en plus d'être dure à piquer je déteste ça. Dans mon cas, c'est un mal pour un bien car le traitement que je prends contient parfaitement ma schizophrénie. Je n'ai plus de problèmes gênants concernant ma maladie. On peut dire que je suis plus libre grâce au traitement même si le mien est assez contraignant.
Il y a beaucoup à dire.
Un traitement psychiatrique n'est en effet pas anodin et peu importe qu'il soit bon ou mauvais en général il est gênant.
Maintenant, il faut savoir ce que nous voulons vraiment et s'en donner les moyens car un traitement même très contraignant peut peut-être sauver ta vie.
mardi 20 février 2018
La maladie : une solution (Chaptire 17)
C'est quand tu tombes malade que les choses changent. Tu ne peux plus faire comme d'habitude avec ça.
Tu changes à l'intérieur de toi et ce changement ne se voit pas.
Parce-que tu es malade tu te retrouves confronté aux autres d'une certaine manière : tout est différent.
Dans ta tête plus rien ne va et ça se ressent dans tes habitudes et ta manière d'être. On va de l'intérieur vers l'extérieur. Plus rien n'est comme avant et tu te vois plus tendu ou plus crispé, tu n'arrives pas à serrer la main correctement ou tu n'arrives pas à parler de manière intelligible. C'est étrange le monde de la perception, c'est le principal moyen d’interagir avec le monde. Mais toi, malade psychiatrique, ton niveau de perception a changé, peut-être faut-il retravailler l’acuité de tes sens ou faire des exercices pour guérir ta mémoire ou ta concentration.
Il ne faut pas perdre espoir, nous nous devons d'être courageux : nous nous devons de retrouver un rythme de vie normal, de gagner ce combat avec nous-même.
C'est embêtant et éprouvant de ne plus pouvoir faire comme avant. Mais peut-être avons-nous découvert, d'autant plus profondément, qui nous sommes et ce que nous allons devenir car cette maladie n'est pas un hasard. Ce n'est pas une punissions, la maladie est déclenchée par des circonstances violentes ou tristes qui font parties de notre passé: nous n'avons manifestement pas la vie facile.
C'est pour ça qu'on va en hôpital psychiatrique et qu'on prend des médicaments.
Les médicaments sont un moyen de se soigner, de s'en sortir.
Tu changes à l'intérieur de toi et ce changement ne se voit pas.
Parce-que tu es malade tu te retrouves confronté aux autres d'une certaine manière : tout est différent.
Dans ta tête plus rien ne va et ça se ressent dans tes habitudes et ta manière d'être. On va de l'intérieur vers l'extérieur. Plus rien n'est comme avant et tu te vois plus tendu ou plus crispé, tu n'arrives pas à serrer la main correctement ou tu n'arrives pas à parler de manière intelligible. C'est étrange le monde de la perception, c'est le principal moyen d’interagir avec le monde. Mais toi, malade psychiatrique, ton niveau de perception a changé, peut-être faut-il retravailler l’acuité de tes sens ou faire des exercices pour guérir ta mémoire ou ta concentration.
Il ne faut pas perdre espoir, nous nous devons d'être courageux : nous nous devons de retrouver un rythme de vie normal, de gagner ce combat avec nous-même.
C'est embêtant et éprouvant de ne plus pouvoir faire comme avant. Mais peut-être avons-nous découvert, d'autant plus profondément, qui nous sommes et ce que nous allons devenir car cette maladie n'est pas un hasard. Ce n'est pas une punissions, la maladie est déclenchée par des circonstances violentes ou tristes qui font parties de notre passé: nous n'avons manifestement pas la vie facile.
C'est pour ça qu'on va en hôpital psychiatrique et qu'on prend des médicaments.
Les médicaments sont un moyen de se soigner, de s'en sortir.
mardi 30 janvier 2018
La maladie : une solution (Chapitre 16)
Ce n'est pas parce-que dans la société on a tous des problèmes qu' à l'hôpital psychiatrique nous n'avons pas les mêmes. Sauf qu'en plus nous avons les problèmes générés par la maladie. La situation devient alors compliquée, nous avons tous nos problèmes et en plus la maladie nous donne encore de la matière.
Les problèmes ordinaires sont générés par tout un tas de choses du quotidien des moins graves aux plus graves, mais les problèmes que procurent la maladie sont souvent gênants et n'ont pas beaucoup de remèdes.
On change d'une certaine manière et en profondeur. Les problèmes de la maladie sont graves, tu ne peux plus faire comme avant. Tu es quelqu'un qui, de l'intérieur, se sent mal certains jours et d'autres non.
Tu as même du mal à te rendre compte de tes difficultés parfois. C'est uniquement quand tu es immergé dans la société que tu vois. Tu vois que tu n'es plus comme avant et beaucoup de choses te gênent.
Donc un problème, en psychiatrie, c'est quoi ? Un creux, quelque chose qui manque à l'intérieur de toi, quelque chose d'indicible qui ne se voit que très légèrement et qui t'atteint frontalement mais rien que pour toi. Tout est invisible, c'est uniquement à l'intérieur de toi.
Et même des fois tu n'arrives même pas à identifier le problème mais il est là.
Nous devons nous soutenir entre nous et surtout vivre avec ces difficultés comme des problèmes normaux, car nous les avons tous, n'est ce pas ?
Les problèmes ordinaires sont générés par tout un tas de choses du quotidien des moins graves aux plus graves, mais les problèmes que procurent la maladie sont souvent gênants et n'ont pas beaucoup de remèdes.
On change d'une certaine manière et en profondeur. Les problèmes de la maladie sont graves, tu ne peux plus faire comme avant. Tu es quelqu'un qui, de l'intérieur, se sent mal certains jours et d'autres non.
Tu as même du mal à te rendre compte de tes difficultés parfois. C'est uniquement quand tu es immergé dans la société que tu vois. Tu vois que tu n'es plus comme avant et beaucoup de choses te gênent.
Donc un problème, en psychiatrie, c'est quoi ? Un creux, quelque chose qui manque à l'intérieur de toi, quelque chose d'indicible qui ne se voit que très légèrement et qui t'atteint frontalement mais rien que pour toi. Tout est invisible, c'est uniquement à l'intérieur de toi.
Et même des fois tu n'arrives même pas à identifier le problème mais il est là.
Nous devons nous soutenir entre nous et surtout vivre avec ces difficultés comme des problèmes normaux, car nous les avons tous, n'est ce pas ?
mardi 23 janvier 2018
La maladie : une solution (Chapitre 15)
J'y étais, en hôpital psychiatrique comme vous savez. Je ne suis pas différente de vous. Je me suis retrouvée hospitaliser. C'est là que je me suis retrouvée toute seule, et que je suis restée seule. J'étais en pyjama bleu et comme vous, je n'avais plus rien : ni affaires, ni vêtements. J'avais juste droit à mes cigarettes. C'était étrange, j'étais toujours seule, je n'arrivais pas à discuter avec les autres, je trouvais tout étrange et je me sentais différente de tout.
Donc je ne parlais pas, avec personne, ou rarement. Je me sentais embrouillée, j'avais un peu la nausée et je me demandais comment s'occuper là, dans ce drôle de lieu.
Puis les jours sont passés, les uns après les autres et je me suis sentie mieux, la nausée s'est arrêtée et j'ai réussi à dormir un peu.
C'est comme ça que j'ai commencé à me servir de ce qu'il y avait là-bas. C'est à dire rien : ta solitude, et marcher dans les couloirs. La seule chose que j'avais c'était ma musique, mon iPod. Et j'ai trouvé qu'avec tout ça que quelque chose me guidait et m'accompagnait. Je ne me le suis jamais expliqué mais peut-être ne sommes nous pas si seuls, qu'il y a quelque chose de plus grand qui nous aide. Il suffit de savoir écouter. Et ma solitude a commencé à me servir. J'étais prête à réfléchir à tout ce que je voulais : il n'y avait aucune limite.
J'ai pris du temps pour moi, sans rien, à part un peu de musique. La solitude m'a permis de m'éclairer sur ma situation, sur le monde et sur les autres. Et puis finalement, après, j'ai eût envie de discuter avec les autres gens qu'il y avait dans le fumoir.
J'étais bien comme je ne l'avais jamais été. Comme un nouveau départ.
On sait tous que la vie ne fait pas de cadeaux. Que la vie est dure, pas toujours drôle, et on se dit tout les jours qu'il faut faire avec ce qu'on a.
Mais peut-être que finalement, ici ou là-bas on existe encore, même très malade.
Donc je ne parlais pas, avec personne, ou rarement. Je me sentais embrouillée, j'avais un peu la nausée et je me demandais comment s'occuper là, dans ce drôle de lieu.
Puis les jours sont passés, les uns après les autres et je me suis sentie mieux, la nausée s'est arrêtée et j'ai réussi à dormir un peu.
C'est comme ça que j'ai commencé à me servir de ce qu'il y avait là-bas. C'est à dire rien : ta solitude, et marcher dans les couloirs. La seule chose que j'avais c'était ma musique, mon iPod. Et j'ai trouvé qu'avec tout ça que quelque chose me guidait et m'accompagnait. Je ne me le suis jamais expliqué mais peut-être ne sommes nous pas si seuls, qu'il y a quelque chose de plus grand qui nous aide. Il suffit de savoir écouter. Et ma solitude a commencé à me servir. J'étais prête à réfléchir à tout ce que je voulais : il n'y avait aucune limite.
J'ai pris du temps pour moi, sans rien, à part un peu de musique. La solitude m'a permis de m'éclairer sur ma situation, sur le monde et sur les autres. Et puis finalement, après, j'ai eût envie de discuter avec les autres gens qu'il y avait dans le fumoir.
J'étais bien comme je ne l'avais jamais été. Comme un nouveau départ.
On sait tous que la vie ne fait pas de cadeaux. Que la vie est dure, pas toujours drôle, et on se dit tout les jours qu'il faut faire avec ce qu'on a.
Mais peut-être que finalement, ici ou là-bas on existe encore, même très malade.
mardi 16 janvier 2018
La maladie : une solution (Chapitre 14)
C'est comme ça, on tombe malade.
Et cette maladie devient une véritable histoire, une sorte d’épopée de solitude. En effet, on est seul face à ça et pour peu qu'on est des gens présents avec nous, il n'y a presque aucun moyens de ne pas penser à sa solitude.
Ça se provoque quand on comprend que l'on est malade. C'est quelque chose d’inexplicable, tout à coup on se dit être différent et c'est à l'intérieur de nous, que le vide nous prend et naît la solitude.
C'est une sorte d'isolement interne qui se produit, plus personne ne peut te comprendre. C'est bien ça la solitude, ne devoir tout qu'à toi, n'avoir que toi, ne vouloir que toi. Cela devient une véritable contrainte et bien sûr, on essaye de le combattre chacun à sa façon.
Et si il y avait autre chose que la solitude : que dans la solitude on puisse puiser quelque chose en nous.
Il ne faut pas croire que tout est fatal pour nous. Il y a vraiment quelque chose de très riche dans cette expérience, bien plus que ce qu'il parait.
Tout ça ne fait peut-être pas parti du hasard, c'est peut-être notre destin. Peut on vraiment croire que la maladie est une fatalité. Il serait temps de comprendre que nous avons une force à cause de cette expérience et de s'en servir.
Il ne faut pas avoir peur de la solitude et plutôt s'en servir pour soi.
Nous sommes malade, c'est vrai, mais il serait temps de puiser dans nos capacités et de s'accepter. C'est comme ça que l'on peut guérir : en se servant de ses forces et non de ses faiblesses.
Et cette maladie devient une véritable histoire, une sorte d’épopée de solitude. En effet, on est seul face à ça et pour peu qu'on est des gens présents avec nous, il n'y a presque aucun moyens de ne pas penser à sa solitude.
Ça se provoque quand on comprend que l'on est malade. C'est quelque chose d’inexplicable, tout à coup on se dit être différent et c'est à l'intérieur de nous, que le vide nous prend et naît la solitude.
C'est une sorte d'isolement interne qui se produit, plus personne ne peut te comprendre. C'est bien ça la solitude, ne devoir tout qu'à toi, n'avoir que toi, ne vouloir que toi. Cela devient une véritable contrainte et bien sûr, on essaye de le combattre chacun à sa façon.
Et si il y avait autre chose que la solitude : que dans la solitude on puisse puiser quelque chose en nous.
Il ne faut pas croire que tout est fatal pour nous. Il y a vraiment quelque chose de très riche dans cette expérience, bien plus que ce qu'il parait.
Tout ça ne fait peut-être pas parti du hasard, c'est peut-être notre destin. Peut on vraiment croire que la maladie est une fatalité. Il serait temps de comprendre que nous avons une force à cause de cette expérience et de s'en servir.
Il ne faut pas avoir peur de la solitude et plutôt s'en servir pour soi.
Nous sommes malade, c'est vrai, mais il serait temps de puiser dans nos capacités et de s'accepter. C'est comme ça que l'on peut guérir : en se servant de ses forces et non de ses faiblesses.
mardi 28 novembre 2017
La maladie : une solution (Chapitre 13)
La psychologie d'un malade est sûrement différente d'une psychologie banale. C'est ce qu'on dit.
C'est vraiment dans la tête que tout se passe. Il y a d'une manière scientifiquement prouvée quelque chose. Mais est-ce que la science doit tout régir ? Ne peut-on pas mélanger les attributs scientifiques et spirituels ? Des fois les gens malades ont vraiment vu ou ressenti quelque chose qui n'est pas de l'ordre du logique. Quelque chose dont ils ne peuvent pas parler, quelque chose qu'on ne croirait pas.
Le cerveau, avec le cœur est une sorte de moteur. C'est ça qui fait qu'on se déplace ou qu'on parle. Les 5 sens sont la pour interagir avec le monde. Et c'est là que tout se passe, un problème survient dans le cerveau et tout bascule. On parle d'hallucinations sensorielles en générale. Mais penser à toutes les expériences mystiques qui existent dans le monde. Ces moyens "d'ouvrir des portes sensorielles" dans l'esprit, ces moyens de s'élever spirituellement. A quoi sert la méditation par exemple ?
A quoi devons-nous nous accrocher quand on est malade ? Est-ce que ce moteur, le cerveau, est vraiment la seule cause de tout ce que nous vivons ? N'y aurait t'il pas de moyens pour comprendre ce qui nous arrive ?
Je pense que c'est tout à fait possible de mélanger et la spiritualité et la science, il suffit juste d'y penser. Je pense qu'on surestime la logique au détriment de l'air qui nous entoure. Ce que je veux dire c'est qu'à cause de nos maladies nous avons dépassé quelque chose que beaucoup de gens cherchent. Nous sommes plus sensibles et nos sens sont plus affutés comme je l'ai déjà dit dans un autre chapitre. Le fait est que nous pouvons nous élever spirituellement avec ce défaut : cette maladie. Qu'il n'y a pas seulement les choses logiques qui régissent ce monde. Il y a autre chose à chercher et ça apaise. Il n'y a pas que la maladie, il y a aussi tout le reste.
C'est vraiment dans la tête que tout se passe. Il y a d'une manière scientifiquement prouvée quelque chose. Mais est-ce que la science doit tout régir ? Ne peut-on pas mélanger les attributs scientifiques et spirituels ? Des fois les gens malades ont vraiment vu ou ressenti quelque chose qui n'est pas de l'ordre du logique. Quelque chose dont ils ne peuvent pas parler, quelque chose qu'on ne croirait pas.
Le cerveau, avec le cœur est une sorte de moteur. C'est ça qui fait qu'on se déplace ou qu'on parle. Les 5 sens sont la pour interagir avec le monde. Et c'est là que tout se passe, un problème survient dans le cerveau et tout bascule. On parle d'hallucinations sensorielles en générale. Mais penser à toutes les expériences mystiques qui existent dans le monde. Ces moyens "d'ouvrir des portes sensorielles" dans l'esprit, ces moyens de s'élever spirituellement. A quoi sert la méditation par exemple ?
A quoi devons-nous nous accrocher quand on est malade ? Est-ce que ce moteur, le cerveau, est vraiment la seule cause de tout ce que nous vivons ? N'y aurait t'il pas de moyens pour comprendre ce qui nous arrive ?
Je pense que c'est tout à fait possible de mélanger et la spiritualité et la science, il suffit juste d'y penser. Je pense qu'on surestime la logique au détriment de l'air qui nous entoure. Ce que je veux dire c'est qu'à cause de nos maladies nous avons dépassé quelque chose que beaucoup de gens cherchent. Nous sommes plus sensibles et nos sens sont plus affutés comme je l'ai déjà dit dans un autre chapitre. Le fait est que nous pouvons nous élever spirituellement avec ce défaut : cette maladie. Qu'il n'y a pas seulement les choses logiques qui régissent ce monde. Il y a autre chose à chercher et ça apaise. Il n'y a pas que la maladie, il y a aussi tout le reste.
mardi 14 novembre 2017
La maladie : une solution (Chapitre 12)
Il n'y a pas de vie idéale, de manière idéale, de moyen idéal.
Il n'y a pas de façon de faire idéal : il y a juste ton histoire et ta manière de voir les choses. Tu peux faire et être ce que tu as envie d'être.
L'obstacle majeur, ce n'est pas seulement la maladie, c'est aussi toi-même.
Tu te dis d'une certaine manière, un peu violente, que tu n'as pas le droit d'être comme tout le monde. Tu te dis de manière féroce que tu n'es pas comme tout le monde.
Silence.
Il n'y a rien, la norme n'existe pas, nous devons tous faire nos vies avec nos propres moyens.
Peut-être que la maladie est un véritable obstacle. Peut-être que dans la vie, il n'y a plus rien, à part la maladie. Tu perds une partie de toi, tu n'es plus que ta maladie.
Il faut d'abord accepter le fait d'être malade pour pouvoir guérir. D'accepter que la maladie fasse partie de toi.
N'y a t'il plus d'espoir ? Devons-nous abandonner la vie à cause de nos maladies ? Certains dirait même pour toujours. Pourquoi ne pas se laisser un peu d'oxygène et se dire que ce n'est peut-être qu'une maladie. Qu'elle est là et envahissante mais que ça ne reste qu'une maladie.
Tu n'es pas ta maladie, tu peux te retrouver et être, tout simplement. Tu peux te retrouver et te laisser un peu de temps et d'oxygène .
C'est comme ça.
Il n'y a pas de façon de faire idéal : il y a juste ton histoire et ta manière de voir les choses. Tu peux faire et être ce que tu as envie d'être.
L'obstacle majeur, ce n'est pas seulement la maladie, c'est aussi toi-même.
Tu te dis d'une certaine manière, un peu violente, que tu n'as pas le droit d'être comme tout le monde. Tu te dis de manière féroce que tu n'es pas comme tout le monde.
Silence.
Il n'y a rien, la norme n'existe pas, nous devons tous faire nos vies avec nos propres moyens.
Peut-être que la maladie est un véritable obstacle. Peut-être que dans la vie, il n'y a plus rien, à part la maladie. Tu perds une partie de toi, tu n'es plus que ta maladie.
Il faut d'abord accepter le fait d'être malade pour pouvoir guérir. D'accepter que la maladie fasse partie de toi.
N'y a t'il plus d'espoir ? Devons-nous abandonner la vie à cause de nos maladies ? Certains dirait même pour toujours. Pourquoi ne pas se laisser un peu d'oxygène et se dire que ce n'est peut-être qu'une maladie. Qu'elle est là et envahissante mais que ça ne reste qu'une maladie.
Tu n'es pas ta maladie, tu peux te retrouver et être, tout simplement. Tu peux te retrouver et te laisser un peu de temps et d'oxygène .
C'est comme ça.
mardi 17 octobre 2017
La maladie : une solution (Chapitre 11)
La maladie. C'est quoi la maladie ? Un boulet social ? Une erreur de notre part ? Des autres ?
C'est un moyen de dire je ne suis pas normal. C'est un prétexte pour dire je ne suis pas normal. Ca fait peur, et ça fait mal aussi. Pourtant, tout un tas de gens prennent des médicaments pour tout un tas de choses. Mais là c'est différent. Nous, c'est pas pareil. Quelque chose ne va pas dans nos têtes et ça fait tout foirer. C'est à cause d'une maladie que dans nos têtes plus rien ne va.
Nous nous devons d'assumer ça. Nous nous devons d'avancer avec ça. Maintenant, il faut faire avec.
Fouiller dans nos têtes, écouter les psychiatres, prendre des médicaments, faire des examens, et parler de tout ça, c'est vain. Ils mettent un nom sur ta douleur; mais la douleur ne s'en va pas. Tu as mal des jours et des jours ça va mieux, des fois. C'est comme ça que tu avances. Il faut accepter le fait d'être malade pour pouvoir se soigner. Et rien que ça, c'est difficile.
En fait, tout devient dur quand tu perds le contrôle de toi. Et la maladie c'est aussi ça, c'est avoir dans la tête quelque chose d'ingérable , quelque chose qui te fait perdre le contrôle.
Il faut être fort, il faut persévérer , il faut comprendre ce qui nous arrive.
Tu es malade, certes, mais tu restes un Homme, tu restes humain. Tu as comme tout le monde "des problèmes" et tu essayes de gérer ça. Il faut arrêter de se croire différents, ils faut arrêter de penser que nous sommes étranges. Il n'y a pas de vie idéale.
C'est un moyen de dire je ne suis pas normal. C'est un prétexte pour dire je ne suis pas normal. Ca fait peur, et ça fait mal aussi. Pourtant, tout un tas de gens prennent des médicaments pour tout un tas de choses. Mais là c'est différent. Nous, c'est pas pareil. Quelque chose ne va pas dans nos têtes et ça fait tout foirer. C'est à cause d'une maladie que dans nos têtes plus rien ne va.
Nous nous devons d'assumer ça. Nous nous devons d'avancer avec ça. Maintenant, il faut faire avec.
Fouiller dans nos têtes, écouter les psychiatres, prendre des médicaments, faire des examens, et parler de tout ça, c'est vain. Ils mettent un nom sur ta douleur; mais la douleur ne s'en va pas. Tu as mal des jours et des jours ça va mieux, des fois. C'est comme ça que tu avances. Il faut accepter le fait d'être malade pour pouvoir se soigner. Et rien que ça, c'est difficile.
En fait, tout devient dur quand tu perds le contrôle de toi. Et la maladie c'est aussi ça, c'est avoir dans la tête quelque chose d'ingérable , quelque chose qui te fait perdre le contrôle.
Il faut être fort, il faut persévérer , il faut comprendre ce qui nous arrive.
Tu es malade, certes, mais tu restes un Homme, tu restes humain. Tu as comme tout le monde "des problèmes" et tu essayes de gérer ça. Il faut arrêter de se croire différents, ils faut arrêter de penser que nous sommes étranges. Il n'y a pas de vie idéale.
mardi 26 septembre 2017
La maladie : une solution (Chapitre 10)
Si la psychiatrie est efficace, je pense que tout le monde ne la connait pas. La réalité de l'Hôpital Psychiatrique est pourtant courante, il y a pas mal de gens qui tombent malade et en général, il ne savent pas où ils vont.
Mais revenons en à la psychologie, à ce qui se passe dans notre tête. Est-ce vraiment efficace de parler face à un inconnu de ce qui va, ou de ce qui ne va pas ? Beaucoup de gens croient vraiment à cette science étrange qui soigne avec des mots. De quoi parle t-on là-bas ?
D'après mon expérience avec un psychologue , on parle surtout d'évènements traumatiques de notre vie. Et la personne en face de toi ne te répond jamais directement : c'est toi qui décide, et c'est toi qui parle.
Le fait de m'être retrouvée dans cette pièce, seule, avec cette dame m'a tout d'abords inquiété. Et malgré les lieux plutôt chaleureux j'avais vraiment peur. Je ne savais pas de quoi parler, et pourtant tu peux parler de ce que tu veux, mais moi, je ne trouvais pas les mots. Pourtant, j'ai eût pas mal d'évènements traumatiques dans ma vie, on va dire que la vie n'est pas facile et que quoi qu'on fasse ça rate même si on essaye. La femme en face de moi ne disait pas un mot. Et, moi non plus, je ne parlais pas. Au bout d'un moment, j'ai commencé à me sentir vraiment mal et je sentais que quelque chose d'indéfinissable allait sortir de moi. Quelque chose de grave. J'ai donc écourté la séance et suis partie presque en courant.
Étrange n'est-ce pas ?
Mais revenons en à la psychologie, à ce qui se passe dans notre tête. Est-ce vraiment efficace de parler face à un inconnu de ce qui va, ou de ce qui ne va pas ? Beaucoup de gens croient vraiment à cette science étrange qui soigne avec des mots. De quoi parle t-on là-bas ?
D'après mon expérience avec un psychologue , on parle surtout d'évènements traumatiques de notre vie. Et la personne en face de toi ne te répond jamais directement : c'est toi qui décide, et c'est toi qui parle.
Le fait de m'être retrouvée dans cette pièce, seule, avec cette dame m'a tout d'abords inquiété. Et malgré les lieux plutôt chaleureux j'avais vraiment peur. Je ne savais pas de quoi parler, et pourtant tu peux parler de ce que tu veux, mais moi, je ne trouvais pas les mots. Pourtant, j'ai eût pas mal d'évènements traumatiques dans ma vie, on va dire que la vie n'est pas facile et que quoi qu'on fasse ça rate même si on essaye. La femme en face de moi ne disait pas un mot. Et, moi non plus, je ne parlais pas. Au bout d'un moment, j'ai commencé à me sentir vraiment mal et je sentais que quelque chose d'indéfinissable allait sortir de moi. Quelque chose de grave. J'ai donc écourté la séance et suis partie presque en courant.
Étrange n'est-ce pas ?
mardi 19 septembre 2017
La maladie : une solution (Chapitre 9)
Quand on est malade en psychiatrie tout te semble différent. Tu n'as plus que toi, tu te sens seul et on décide pour toi de ce que tu vas faire. Tu est sorti de la société pour une durée indéterminée. Tu prends des médicaments que tu ne veux pas.
Si la psychiatrie est si dur que ce soit du côté des patients ou des médecins, on peut dire que c'est une science efficace. En effet, depuis son invention, tout le monde s'y réfère et tout le monde a confiance en elle.
Pour parler d'autre chose que l'hospitalisation d'un point de vue interne, j'aimerais parler de cette médecine si étrange qui soigne avec des mots. Comment tout ça a commencer ?
Le premier "médecin" qui a découvert l'intérieur de notre tête est Freud. Avec l’interprétation des rêves et de ce qu'est l'inconscient, il invente une médecine qui parle de ce dont on ne parle pas : les pensées.
Et avec ça, vient la psychologie. C'est comme ça que les gens ont commencé à parler sur un divan de ce qui va ou de ce qui ne va pas.
Beaucoup de monde se sont posés des questions à ce drôle de début qu'est la psychologie mais personne n'avait pensé à une véritable révolution.
Aujourd'hui au même titre que la crème anti-âge on sert la psychologie comme une grande victoire; quelque chose de sur et de fiable pour se sauver et se soulager.
Est-ce vraiment fiable autant qu'on le prétend ? Est-ce vraiment la réponse à tout ? Est-ce que ça règle tout les problèmes, surtout les notre ?
Si la psychiatrie est si dur que ce soit du côté des patients ou des médecins, on peut dire que c'est une science efficace. En effet, depuis son invention, tout le monde s'y réfère et tout le monde a confiance en elle.
Pour parler d'autre chose que l'hospitalisation d'un point de vue interne, j'aimerais parler de cette médecine si étrange qui soigne avec des mots. Comment tout ça a commencer ?
Le premier "médecin" qui a découvert l'intérieur de notre tête est Freud. Avec l’interprétation des rêves et de ce qu'est l'inconscient, il invente une médecine qui parle de ce dont on ne parle pas : les pensées.
Et avec ça, vient la psychologie. C'est comme ça que les gens ont commencé à parler sur un divan de ce qui va ou de ce qui ne va pas.
Beaucoup de monde se sont posés des questions à ce drôle de début qu'est la psychologie mais personne n'avait pensé à une véritable révolution.
Aujourd'hui au même titre que la crème anti-âge on sert la psychologie comme une grande victoire; quelque chose de sur et de fiable pour se sauver et se soulager.
Est-ce vraiment fiable autant qu'on le prétend ? Est-ce vraiment la réponse à tout ? Est-ce que ça règle tout les problèmes, surtout les notre ?
mardi 13 juin 2017
La maladie : une solution (Chapitre 8)
Il est impressionnant de dire que nous sommes aller en psychiatrie.
Les gens de la société nous pensent fou. Pourtant quand on passe de l'autre côté du miroir, les gens présents dans l'Hôpital ne nous paraissent pas du tout fou.
En général, quand ils arrivent, ils sont tristes et mal à l'aises. Si tu ne t'adapte pas vite, c'est encore plus dur. Tu as laissé toutes les affaires : ta maison, ton chat, tes plantes, ta famille.
Tout est vide, le lieux, le fumoir, ta chambre. Tu n'as pas droit à tes vêtements, à la place tu portes un pyjama bleu étiquetté C.H.G.R. (Centre Hospitalier Guillaume Régnier ).
Le temps te semble si long que la seule chose à faire est d'attendre les heures des repas : 8h30, 12h00, 19h00; c'est apparemment la seule chose à faire.
Le malaise et la dureté d'un début d'hospitalisation est inéluctable. Tu n'as plus rien : même pas ta santé pour toi.
Il y a des gens qui sont là à cause de suicide raté, des angoisses insurmontables, de dépression, de maladie comme la bipolarité où ton morale monte et descend sans prévenir, sans que tu décide.
Le fait est que une fois arrivé là-bas tu te demande vraiment comment tu va guérir, parce-que tu n'as plus rien.
C'est drôle comment tu ne décide plus de rien. Même quand tu vois le médecin, il n'est jamais d'accord avec toi, et c'est lui qui décide pour toi de quand tu sors ou de quand tu rentres, du dosage de tes médicaments.
Quand tu es hospitalisé rien ne te parait positif . Et peut-être que la peur t'envahie d'une certaine manière. Tu ne sais plus rien. Où du moins tu te dis ne plus rien savoir. On peut vraiment douter de tout là-bas, surtout de soi.
Les gens de la société nous pensent fou. Pourtant quand on passe de l'autre côté du miroir, les gens présents dans l'Hôpital ne nous paraissent pas du tout fou.
En général, quand ils arrivent, ils sont tristes et mal à l'aises. Si tu ne t'adapte pas vite, c'est encore plus dur. Tu as laissé toutes les affaires : ta maison, ton chat, tes plantes, ta famille.
Tout est vide, le lieux, le fumoir, ta chambre. Tu n'as pas droit à tes vêtements, à la place tu portes un pyjama bleu étiquetté C.H.G.R. (Centre Hospitalier Guillaume Régnier ).
Le temps te semble si long que la seule chose à faire est d'attendre les heures des repas : 8h30, 12h00, 19h00; c'est apparemment la seule chose à faire.
Le malaise et la dureté d'un début d'hospitalisation est inéluctable. Tu n'as plus rien : même pas ta santé pour toi.
Il y a des gens qui sont là à cause de suicide raté, des angoisses insurmontables, de dépression, de maladie comme la bipolarité où ton morale monte et descend sans prévenir, sans que tu décide.
Le fait est que une fois arrivé là-bas tu te demande vraiment comment tu va guérir, parce-que tu n'as plus rien.
C'est drôle comment tu ne décide plus de rien. Même quand tu vois le médecin, il n'est jamais d'accord avec toi, et c'est lui qui décide pour toi de quand tu sors ou de quand tu rentres, du dosage de tes médicaments.
Quand tu es hospitalisé rien ne te parait positif . Et peut-être que la peur t'envahie d'une certaine manière. Tu ne sais plus rien. Où du moins tu te dis ne plus rien savoir. On peut vraiment douter de tout là-bas, surtout de soi.
mardi 30 mai 2017
La maladie : une solution (Chaptire 7)
Ainsi, j'aurai senti des choses qu'on ne peut pas deviner. J'aurai senti des choses inexplicables, des choses qui ne sont pas de l'ordre du réel.
J'avais l'impression d'être plus folle que jamais. Et, jusqu'à maintenant, j'ai toujours gardé ça en silence : comme un secret, pour moi.
Si j'en parle aujourd'hui, c'est parce-que je n'ai plus peur, ni de retourner à l'HP, ni de parler de choses étranges.
Je ne dis pas que ce que j'écris, ce dont je parle, est plus sensé que ce que disent les médecins ou les infirmiers. Mais même en temps que fou, nous avons droit à une opinion.
J'aimerais vraiment que ce que j'écris éclaire quelque peu les gens, qu'ils soient malades ou non. J'aimerais qu'on puisse parler plus de ce qui se passe dans nos têtes, sans se sentir jugé constamment, sans avoir peur.
Si seulement l'Hôpital Psychiatrique pouvait être un lieux de guérison et pas une corvée trop dure et inintéressante. Qu'on puisse vraiment parler de ce dont on a vraiment envie de parler. De ces expériences peut-être bien mystiques que nous traversons sans comprendre. Je pense que nous ne voulons pas comprendre ce qui nous est arrivé.
Mais des fois, les apparences peuvent être trompeuses. Que ce soit d'un point de vue médical ou spirituel les apparences peuvent être trompeuses.
On décide rarement de ce qui se passe dans la vie. Les choix sont décisifs parfois, c'est vrai, mais la trame de la vie, de chaque vie, ne se décide que partiellement.
Alors pourquoi devons nous être hospitalisé, quel est le but de tout ça ?
Pourquoi faire une différence entre nous et eux ; nous sommes tous différents.
J'avais l'impression d'être plus folle que jamais. Et, jusqu'à maintenant, j'ai toujours gardé ça en silence : comme un secret, pour moi.
Si j'en parle aujourd'hui, c'est parce-que je n'ai plus peur, ni de retourner à l'HP, ni de parler de choses étranges.
Je ne dis pas que ce que j'écris, ce dont je parle, est plus sensé que ce que disent les médecins ou les infirmiers. Mais même en temps que fou, nous avons droit à une opinion.
J'aimerais vraiment que ce que j'écris éclaire quelque peu les gens, qu'ils soient malades ou non. J'aimerais qu'on puisse parler plus de ce qui se passe dans nos têtes, sans se sentir jugé constamment, sans avoir peur.
Mais des fois, les apparences peuvent être trompeuses. Que ce soit d'un point de vue médical ou spirituel les apparences peuvent être trompeuses.
On décide rarement de ce qui se passe dans la vie. Les choix sont décisifs parfois, c'est vrai, mais la trame de la vie, de chaque vie, ne se décide que partiellement.
Alors pourquoi devons nous être hospitalisé, quel est le but de tout ça ?
Pourquoi faire une différence entre nous et eux ; nous sommes tous différents.
mardi 25 avril 2017
La maladie : une solution (Chapitre 6)
Ce n'est pas parce-que nous sommes hospitalisés que nous ne sentons plus rien.
Au contraire, je crois que nous ressentons mieux les choses que les gens dit normaux : ceux qui n'iront jamais à l'Hôpital Psychiatrique.
Je me demande encore, sûrement comme vous, comment on fait pour s'en sortir. Je n'ai aucune réponse, juste mon vécu. Mais parce-que je suis allé à l'HP j'ai plus envie d'aider que jamais.
Quand on tombe malade, pour quelque raison que ce soit, notre cerveau est mis à rude épreuve : il y a quelque chose qui ne va pas.
Le cerveau a une réaction chimique anormale, des fois même sous IRM (Imagerie à Résonnance Magnétique), on peut voir quelque chose de déplacé.
Le fait est que si la réaction chimique est violente le cerveau quand il retrouve son état normal a vécu quelque chose qui a forcément accru la perception. Et c'est là qu'il se passe quelque chose d'intéressant à voir. Avec une nouvelle perception on peut forcément développer ses sens, et si les sens sont développés tout change.
Les cinq sens, depuis notre naissance se développent naturellement. Mais la maladie, après la stabilisation grâce aux médicaments, nous fait nous sentir étrange : rien n'est plus pareil.
Je me rappelle de mon hospitalisation où je sentais à peu près n'importe quoi. J'arrivais à déterminer et à sentir qui avait vécu quoi; je devinais les choses et parfois même des secrets sur les autres que je ne connaissais pas.
Peut-être que c'est pour ça qu'une hospitalisation est si dure, on change, et ça pour toujours.
Au contraire, je crois que nous ressentons mieux les choses que les gens dit normaux : ceux qui n'iront jamais à l'Hôpital Psychiatrique.
Je me demande encore, sûrement comme vous, comment on fait pour s'en sortir. Je n'ai aucune réponse, juste mon vécu. Mais parce-que je suis allé à l'HP j'ai plus envie d'aider que jamais.
Quand on tombe malade, pour quelque raison que ce soit, notre cerveau est mis à rude épreuve : il y a quelque chose qui ne va pas.
Le cerveau a une réaction chimique anormale, des fois même sous IRM (Imagerie à Résonnance Magnétique), on peut voir quelque chose de déplacé.
Le fait est que si la réaction chimique est violente le cerveau quand il retrouve son état normal a vécu quelque chose qui a forcément accru la perception. Et c'est là qu'il se passe quelque chose d'intéressant à voir. Avec une nouvelle perception on peut forcément développer ses sens, et si les sens sont développés tout change.
Les cinq sens, depuis notre naissance se développent naturellement. Mais la maladie, après la stabilisation grâce aux médicaments, nous fait nous sentir étrange : rien n'est plus pareil.
Je me rappelle de mon hospitalisation où je sentais à peu près n'importe quoi. J'arrivais à déterminer et à sentir qui avait vécu quoi; je devinais les choses et parfois même des secrets sur les autres que je ne connaissais pas.
Peut-être que c'est pour ça qu'une hospitalisation est si dure, on change, et ça pour toujours.
mardi 21 mars 2017
La maladie : une solution (Chapitre 6)
Ce n'est pas parce-que nous sommes hospitalisés que nous ne sentons plus rien.
Au contraire, je crois que nous ressentons mieux les choses que les gens dit normaux : ce qui n'irons jamais à l'Hôpital Psychiatrique.
Je me demande encore, sûrement comme vous, comment on fait pour s'en sortir. Je n'ai aucune réponse, juste mon vécu. Mais parce-que je suis allé à l'HP j'ai plus envie d'aider que jamais.
Quand on tombe malade, pour quel maladie que ce soit, notre cerveau est mis à rude épreuve : il y a quelque chose qui ne va pas. Le cerveau a une réaction chimique anormale; des fois même sous IRM (Imagerie à Résonnance Magnétique) on peut voir quelque chose de déplacé.
Le fait est que si la réaction chimique est violente le cerveau quand il retrouve son état normal a vécu quelque chose qui a forcément accrue la perception.
Et c'est là qu'il se passe quelque chose d'intéressant à voir. Avec une nouvelle perception on peut forcément développés ses sens, et si les sens sont développés tout change.
Les cinq sens, depuis notre naissance se développent naturellement. Mais la maladie, après la stabilisation grâce aux médicaments, nous fait nous sentir étrange : rien n'est plus pareil. Je me rappel de mon hospitalisation où je sentais à peu près n'importe quoi. J'arrivais à déterminer et à sentir qui avait vécu quoi; je devinais les choses et parfois même des secrets sur les autres que je ne connaissais pas.
Peut-être que c'est pour ça qu'une hospitalisation est si dure , on change, et ça pour toujours.
Elodie du 104
Au contraire, je crois que nous ressentons mieux les choses que les gens dit normaux : ce qui n'irons jamais à l'Hôpital Psychiatrique.
Je me demande encore, sûrement comme vous, comment on fait pour s'en sortir. Je n'ai aucune réponse, juste mon vécu. Mais parce-que je suis allé à l'HP j'ai plus envie d'aider que jamais.
Quand on tombe malade, pour quel maladie que ce soit, notre cerveau est mis à rude épreuve : il y a quelque chose qui ne va pas. Le cerveau a une réaction chimique anormale; des fois même sous IRM (Imagerie à Résonnance Magnétique) on peut voir quelque chose de déplacé.
Le fait est que si la réaction chimique est violente le cerveau quand il retrouve son état normal a vécu quelque chose qui a forcément accrue la perception.
Et c'est là qu'il se passe quelque chose d'intéressant à voir. Avec une nouvelle perception on peut forcément développés ses sens, et si les sens sont développés tout change.
Les cinq sens, depuis notre naissance se développent naturellement. Mais la maladie, après la stabilisation grâce aux médicaments, nous fait nous sentir étrange : rien n'est plus pareil. Je me rappel de mon hospitalisation où je sentais à peu près n'importe quoi. J'arrivais à déterminer et à sentir qui avait vécu quoi; je devinais les choses et parfois même des secrets sur les autres que je ne connaissais pas.
Peut-être que c'est pour ça qu'une hospitalisation est si dure , on change, et ça pour toujours.
Elodie du 104
mardi 14 février 2017
La maladie : une solution (Chapitre 5)
Si seulement le monde d'aujourd'hui n'était pas si violent .
Savez-vous que chacun crée en partie sa représentation de la réalité, que le regard que nous portons sur les choses est "personnalisé".
Mais nous les fous, avons-nous donc tous pété les plombs ? Ne serait-ce pas la vérité de dire que le monde est violent, si violent, que peut-être on se dit qu'on ne veut plus en faire partie ?
Si je vois d'une certaine manière parce-que je suis moi est-ce nécessaire de dire que le monde rend malade lui aussi ? Et pourquoi sommes-nous autant à tomber malade ?
Qu'avons-nous vu, ou senti ?
Ce n'est pas nous qui tombons malade sans raisons, il est peut-être temps d'accuser autre chose que nous et rien que nous ?
Le fait est que notre mal être ne vient peut être pas seulement de la maladie. La solitude encore une fois, est bien présente ; mais qui étiez-vous avant votre maladie ?
Qu'est-ce qui vous a vraiment rendu malade quand vous étiez dans la société ?
Je ne suis pas en train d'accuser : de chercher la faute ultime . J'essaye comme vous de comprendre ce qui m'est arrivé . Je pause des questions peut-être même déplacées.
Je n'accepte pas la fatalité, et je n'accepte pas le hasard .
C'est un peu injuste de se retrouver seul dans la vie, surtout si on a pas le choix .
Est-ce donc une bêtise de dire que si je suis malade je veux d'abords comprendre.
Elodie du 104
Savez-vous que chacun crée en partie sa représentation de la réalité, que le regard que nous portons sur les choses est "personnalisé".
Mais nous les fous, avons-nous donc tous pété les plombs ? Ne serait-ce pas la vérité de dire que le monde est violent, si violent, que peut-être on se dit qu'on ne veut plus en faire partie ?
Si je vois d'une certaine manière parce-que je suis moi est-ce nécessaire de dire que le monde rend malade lui aussi ? Et pourquoi sommes-nous autant à tomber malade ?
Qu'avons-nous vu, ou senti ?
Ce n'est pas nous qui tombons malade sans raisons, il est peut-être temps d'accuser autre chose que nous et rien que nous ?
Le fait est que notre mal être ne vient peut être pas seulement de la maladie. La solitude encore une fois, est bien présente ; mais qui étiez-vous avant votre maladie ?
Qu'est-ce qui vous a vraiment rendu malade quand vous étiez dans la société ?
Je ne suis pas en train d'accuser : de chercher la faute ultime . J'essaye comme vous de comprendre ce qui m'est arrivé . Je pause des questions peut-être même déplacées.
Je n'accepte pas la fatalité, et je n'accepte pas le hasard .
C'est un peu injuste de se retrouver seul dans la vie, surtout si on a pas le choix .
Est-ce donc une bêtise de dire que si je suis malade je veux d'abords comprendre.
Elodie du 104
mardi 17 janvier 2017
La maladie : une solution (Chapitre 4)
Même si quand on est hospitalisé le temps passe au ralenti, il y a tout de même des moyens de ne pas s'ennuyer.
Supposons que cette maladie était un moyen, une sorte de chance, de pouvoir enfin se regarder soi-même sans personne. Sans le regard de l'autre, sans la société, sans rien. Il y a juste toi et toi-même.
Au Tibet les sages sont retirés de la société très jeunes, on les coupent de tout : de leur famille, de leurs amis etc. Et parce qu' ils sont loin de tout et isolés, ils arrivent à dépasser, transcender ce qu'ils sont pour s'élever.
Je ne dis pas la que nous sommes des sages, nous sommes fous mais est-ce là une fatalité ? N'y a t'il pas de moyens de prendre les choses d'un autre regard, d'une autre manière ?
S'il existait un moyen de trouver qui nous sommes ? Bien sûr, cela demande un certain courage : de tout laisser tomber pour soi. Mais je ne peux pas croire que cette maladie, quel qu'elle soit, soit une sorte de hasard.
C'est vrai qu'aujourd'hui tout est expliqué par la science. La science a raison à tout point de vue.
N'y aurait-il pas autre chose que les explications rationnelles quand on tombe malade ?
Supposons que cette maladie était un moyen, une sorte de chance, de pouvoir enfin se regarder soi-même sans personne. Sans le regard de l'autre, sans la société, sans rien. Il y a juste toi et toi-même.
Au Tibet les sages sont retirés de la société très jeunes, on les coupent de tout : de leur famille, de leurs amis etc. Et parce qu' ils sont loin de tout et isolés, ils arrivent à dépasser, transcender ce qu'ils sont pour s'élever.
Je ne dis pas la que nous sommes des sages, nous sommes fous mais est-ce là une fatalité ? N'y a t'il pas de moyens de prendre les choses d'un autre regard, d'une autre manière ?
S'il existait un moyen de trouver qui nous sommes ? Bien sûr, cela demande un certain courage : de tout laisser tomber pour soi. Mais je ne peux pas croire que cette maladie, quel qu'elle soit, soit une sorte de hasard.
C'est vrai qu'aujourd'hui tout est expliqué par la science. La science a raison à tout point de vue.
N'y aurait-il pas autre chose que les explications rationnelles quand on tombe malade ?
mardi 10 janvier 2017
La maladie : une solution (chapitre 3)
Quand on est hospitalisé il faut bien s'occuper. On passe nos journées à ne rien faire à part, peut-être, fumer, à supposer qu'on fume.
Et si dans les unités il y avait plus à faire que ce qui paraît ?
C'est toujours la question de "son prochain" qui se pose puisque quand il est là, au moins on s'ennuie moins.
Mais , d'après ce que j'ai remarqué, même quand on se retrouve rien qu'entre patients, on ne parle jamais de pourquoi ni comment nous sommes tombé malade. On parle de choses banales, du temps, du chien de la voisine ou autre...
C'est que, après ce qui nous arrive, il n'y a pas de moyens de faire confiance à qui que ce soit. Ni les médecins, ni les infirmiers n'arrivent à nous arracher un mot.
La folie fait peur. C'est un fait. Et comme nous sommes tous fous, nous le savons : mieux vaut se taire.
Peut-être que cette épisode de notre vie doit rester sous silence, je répète : qui écouterait ? qui comprendrait ?
J'aimerais vraiment dire que cette expérience ( l'hospitalisation ) n'a servit à rien. Beaucoup le pense. Mais aujourd'hui, j'y vois beaucoup plus clair, c'est comme si, encore plus d'être guérie, j'étais devenue plus forte.
Et vous ?
Elodie du 104
mardi 15 novembre 2016
La maladie : une solution (chapitre 2)
Le regard de l'autre est toujours important dans la société mais quand on est hospitalisé ce regard devient démesuré.
Le sentiment du regard de l'autre est génant : on se sent constamment jugé parfois même estampié.
Pourtant,on continue à chercher de la compagnie.Pourtant, c'est dans l'autre que l'on reflette et qu'on cherche de la compassion.
Être hospitalisé c'est comme être en marge de la société.Nous n'avons plus de contacte avec personne, nous sommes d'une certaine manière surveillé et nous faisons la queue pour prendre des médicaments dont nous ne voulons pas.
Si tu es en marge de la société, il est difficile de comprendre ce qui se passe.La maladie se déclare et on va à l'hôpital psychatrique.
On quitte le vrai monde parfois pour plus de 10 ans .Sans comprendre pourquoi ni comment, on doit passer nos journées à réfléchir et on se demande comment on a pu en arriver là.
Le pire c'est qu'on se sent vraiment extrait de la société, on se sent vraiment seul.
Mais cette hospitalisation peut aussi être parfois un nouveau début.
Le sentiment du regard de l'autre est génant : on se sent constamment jugé parfois même estampié.
Pourtant,on continue à chercher de la compagnie.Pourtant, c'est dans l'autre que l'on reflette et qu'on cherche de la compassion.
Être hospitalisé c'est comme être en marge de la société.Nous n'avons plus de contacte avec personne, nous sommes d'une certaine manière surveillé et nous faisons la queue pour prendre des médicaments dont nous ne voulons pas.
Si tu es en marge de la société, il est difficile de comprendre ce qui se passe.La maladie se déclare et on va à l'hôpital psychatrique.
On quitte le vrai monde parfois pour plus de 10 ans .Sans comprendre pourquoi ni comment, on doit passer nos journées à réfléchir et on se demande comment on a pu en arriver là.
Le pire c'est qu'on se sent vraiment extrait de la société, on se sent vraiment seul.
Mais cette hospitalisation peut aussi être parfois un nouveau début.
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